Extrait chapitre 4 : Un curieux médaillon

Extrait chapitre 4 : Un curieux médaillon








Les cours prirent fin.
Dimitri sortit, accompagnés par quelques camarades de classes, à qui il dit au revoir. Ce jeune homme souriait toujours, comme s'il ne voulait jamais inquiéter personne.
Il passa le grand portail, puis, rejoignit Marty et Maurice, qui l'avaient déjà doublés. Mais ses deux amis s'en allaient dans des directions opposées et leur discussion ne put durer bien longtemps.

- N'arrives pas en retard demain ! Conseilla Marty.
Dimitri afficha un sourire en coin.
- Okay, bien reçu.

Discrètement, Dimitri fit un clin d'½il à Maurice, juste avant de s'éclipser. Il les abandonna pour une autre compagnie.
Non loin de là, Wendy serrait Mélia contre elle, avant de la relâcher. Elles se parlaient sur le parvis, alors que les voitures passaient devant elles.

- On se téléphone ce soir, d'accord ? S'exclama Wendy.
- Je n'oublierais pas, assura Mélia. A condition que ça ne dure pas longtemps !
- Tu me connais, dit Wendy.
- Justement ! Accusa Mélia. De toute façon, j'attends un coup de téléphone important.
Wendy fit mine de réfléchir.
- Ah oui ! Le fameux garçon que tu as rencontrés pendant tes vacances ! Je vois très bien !

Les jeunes filles éclatèrent de rire pour rien, mais à cet âge, on aime se montrer heureux pour attirer l'attention et faire croire qu'on peut être cool.
Mélia dû hâter la conversation, car sa mère l'attendait et elles se saluèrent brièvement, comme si elles pensaient avoir encore toute la vie pour se retrouver.
Dimitri lui adressa un petit signe de main, quand il la vit s'éloigner et Mélia le lui rendit.
Wendy et lui marchèrent ensemble, main dans la main.
Elle observait les oiseaux et lui regardait ses pieds. Ils présentaient alors une image très charmante, laissant le seul bruit de l'air chanter pour eux.

- Tu es sûr que ça va ? Interrogea enfin Dimitri.
- Oui, très bien ! Pourquoi est-ce que vous me posez tous cette question ? S'emporta Wendy.
- Tu arrives en retard et je dirais que ce n'est pas courant chez toi ! Tu es ponctuelle !
- Merci du compliment ! Railla Wendy.
- Mais de rien. Tu dors en classe aussi et tu es un peu ... bizarre. Tu as quelque chose de changer.
Wendy s'arrêta.
- Moi ? Bizarre ?
- Absente, si tu préfères. Je te connais pas c½ur depuis longtemps, insista Dimitri. Tu sais que tu peux me parler, alors si tu as quelque chose à dire, dis-le moi !
- Très bien, cette nuit j'ai mal dormie. Je suis épuisée et j'ai fait un cauchemar étrange, vraiment étrange. C'est très intrigant, je t'assure ! J'ai été assez claire ? J'ai dit tout ce qu'il fallait ? C'est ce que tu voulais entendre ?
Tandis qu'ils prenaient une nouvelle route, Dimitri l'écoutait attentivement.
- Te fiches pas de moi, répondit-il calmement.
Elle soupira, en admettant qu'elle avait tort d'être nerveuse.
- Je disais la vérité, avoua-t-elle timidement.
- Très bien. Racontes-moi ton rêve alors !

Wendy hésita, mais même si cela paraissait stupide, il fallait qu'elle parle encore. Alors, elle narra son rêve avec autant de détails qu'elle pouvait donner. Ses souvenirs ne se montraient pas si trouble et elle peignait chaque élément avec beaucoup de réalisme et de précision.
Elle se rappelait de beaucoup de choses, ce qui la surpris la première.






Photos : Les frères Scott ==> Brooke et Lucas

# Posté le jeudi 19 juin 2008 11:52

Modifié le lundi 19 janvier 2009 11:47

Extrait chapitre 4 : Un curieux médaillon (suite)

Extrait chapitre 4 : Un curieux médaillon (suite)
Quelques instants plus tard.
Chapitre 4 : "Un curieux médaillon".





Quand elle eut finie, elle s'arrêta subitement, comme si elle venait de recevoir un coup.
-
C'est assez bizarre. Lorsque je voulais le raconter à Mélia, je ne me souvenais de rien, j'étais comme amnésique. Aucun son ne voulait sortir de ma bouche.
D
imitri l'observa et duit :
- T
u es fatige. Je dois avouer que ton rêve est assez terrifiant. Ca ressemble à un cauchemar et je l'imagine très bien. Souvent, sa reflète nos craintes, nos envies, ou notre état d'esprit. Tu vois un lien ?
- Non, désolé, dit-elle.
- Ce n'est pas grave, on va rentrer, puis tu te reposeras et demain tu ne seras plus bizarre !
-
C'est ça alors, ta solution miracle ? Interrogea Wendy. Si je me rendors, je referais ce cauchemar sans doute et il n'y aurait pas de fin !
- C'es
t toi qui décide dans ce cas, mais détends-toi ! Oublie ton rêve, ce n'était qu'un cauchemar !

E
lle acquiesça d'un mouvement de la tête, même si son instinct n'était pas convaincu qu'il s'agisse uniquement d'un rêve.
-
C'est parce que tu étais si épuisée, que tu n'as pas entendu ton réveil ? Ajouta Dimitri. C'est à cause de ça que tu étais en retard ?
- C'est v
rai que je ne l'ai pas entendu, mais je me suis réveillée à temps en fait, mais euh. . .

Wendy m
arqua une pause de nouveau. Elle ignorait s'il était bon de parler de la clé, du coffre, ainsi que de sa mère. Non, elle ne désirait absolument pas l'ennuyer avec cette histoire et elle était trop faible pour entamer une autre discussion.
Wendy p
ensa que le mieux serait de le lui cacher.
- Oui,
en fait, je crois que c'est à cause de ce maudit réveil !

D
ésormais, ils se turent.
Dimitri n'
eut plus aucun doute, persuadé qu'elle lui avait tout dit. Il rendit responsable le cauchemar de Wendy pour son attitude et il dû avouer que sa signification l'intriguait étrangement. Il s'inquiétait pour elle, comme s'il était lié à Wendy pour l'éternité et qu'il devait toujours la protéger. Sans le savoir vraiment, une impression s'infiltra dans son c½ur, comme s'il n'était né que pour être à ses côtés.
Dimitri
n'avait pas le même don d'intuition que possédait Wendy, mais tout comme elle, Dimitri savait se méfier. Dans sa vie, bien des choses s'étaient déroulées et l'expérience lui avait appris à rester sur ses gardes. Il ignorait pourtant que le début n'était pas encore arrivé.
L
a fraîcheur de l'hiver résidait autour des deux adolescents et Wendy souffla sur ses mains pour les réchauffer. Elle quitta le trottoir et s'en alla marcher au milieu de la route. Aucune voiture ne passait maintenant et un calme apaisant demeurait.

- Wendy, on peut se faire confiance ? Demanda Dimitri. Tu es honnête avec moi ?
La j
eune fille trouva sa question singulière et s'inquiéta sur le moment. Surprise, elle répondit :
-
Bien sûr. Tu es certain que toi, tu vas bien ?
-
Oui, c'était juste une question, soulagea Dimitri.

Sans r
aison, un peu nerveuse, elle avança plus vite que lui. Songeur, il adressa un petit sourire.
Puis,
il trouva un nouveau sujet de conversation, en parlant de la fête d'Hillary. Il la rassura en jurant que jamais il n'irait.
-
Tu devrais en profiter, aller t'amuser, dit-elle.
- Attend
s, répète ce que tu viens de dire ! Tu es sérieuse ?
- Bien s
ûr que non ! Assura Wendy.
Il retrou
va rapidement sa joie.
-
Tu ne serais pas jalouse d'Hillary, par hasard ?
- Non, enfi
n, peut-être, je devrais ? Je sais qu'elle te tourne autour, c'est vrai, non ? Quoique, elle me fait bien rire avec sa petite bande ! Je ne veux pas être méchante, mais c'est une hypocrite ! Une vipère ! Bah ! Elle me dégoûte ! Ma journée est fichu, rien qu'y penser !
Enervée, elle continua et il la regarda en souriant :
- Quoi
? Qu'est-ce qui te fait rire encore ? Interrogea sèchement Wendy.
-
Toi quand tu t'énerves et quand tu es jalouse ! C'est un moment mémorable, crois-moi !
- Va
s en enfer Dimitri Luke Rowling !

Elle ne voulait plus rien entendre et elle partit en boudant. Elle leva sa main pour lui dire de se taire, avec un sourire narquois.
We
ndy pressa le pas plus rapidement, mais il la suivait encore.
« Qui m'a e
nvoyé un voisin pareil ? » sonda-t-elle, en scrutant le ciel. Elle sourit alors bêtement, en remerciant la vie.





Photo : Pirates des Caraïbes la malédiction du black pearl. Elizabeth et Will.

# Posté le jeudi 19 juin 2008 12:04

Modifié le lundi 19 janvier 2009 12:13

Extrait chapitre 4 : Un curieux médaillon (suite)

Extrait chapitre 4 : Un curieux médaillon (suite)

Plus Wendy avançait, plus elle se rapprochait de chez elle et elle ne comptait plus les maisons qu'elle dépassait. Certains voisins retiraient les décorations festives, qui pendaient à leur toiture.
Ce fut
alors, que Wendy arriva devant sa maison. Les volets bleue lavande étaient tous fermés et devant la propriété, il y avait une ravissante petite boîte aux lettres.
La je
une fille récupéra son courrier, puis ouvrit le portillon du jardin, avant d'emprunter le chemin dallé jusqu'à la porte d'entrée, faîte d'un bois épais.
Dimitri était toujours derrière elle et la suivait.

- Promets-moi que tu vas te reposer ! Je viendrais te chercher devant chez toi demain.
-
Si tu veux, accepta Wendy, en lui faisant des signes de mains pour qu'il parte.
Mais il se rapprocha d'elle et plongea sesvres sur les siennes, l'embrassant passionnément. Elle se laissa faire, puis le repoussa en riant, comme si elle voulait le faire tourner en bourrique. Elle ferma la porte derrière lui, puis la rouvrit.
- T
u es sûr qu'on ne peut pas se voir cet après-midi ? Interrogea Dimitri.
- Si tu te souviens bien, c'est toi qui m'a dit que tu ne pouvais pas ! Rappela Wendy.
Di
mitri chercha alors pourquoi, puis il se souvint alors de la raison.
-
Mon devoir d'anglais, c'est vrai, dit-il. Tu n'as qu'à venir m'aider !
-
Pour un devoir d'anglais ? S'écria Wendy.

Elle était outrée, car en réalité, Dimitri avait vécu à Londres avant d'habiter en France. Il était parfaitement bilingue et n'avait besoin d'aucune aide. Son devoir devait donc être relativement simple pour lui.
- Non,
j'ai aussi un autre devoir d'une autre matière, c'est vrai, avoua-t-il sérieusement. Dommage.
-
Oui, mais moi aussi j'ai du travail de toute façon ! Maintenant, vas-t-en s'il te plaît ! Ta tante va s'inquiéter sinon ! J'ai plein de choses à faire.
Ell
e termina sa phrase en riant et elle espéra qu'il trouve d'autres prétextes pour rester.
- Tu n'
oublie pas de te reposer un peu ! Wendy ?
- Je s
erais sage, c'est promis !
Après un
nouveau baiser, il tourna des talons, mais avant, il ajouta :
- Tu es m
agnifique quand tu es bizarre !

Le
sourire de Wendy s'effaça et elle aurait voulu l'assassiner. Dimitri la fusilla du regard lui aussi, toujours agacé par sa réaction dès qu'on lui faisait un compliment.
- Passe le
bonjour à ta tante pour moi et embrasse Lilieh aussi ! Lança Wendy sans enthousiasme, mais simplement par politesse.
-
On s'appelle ?
Elle refe
rma la porte aussitôt et attendit un peu. Quand elle la rouvrit, elle vit Dimitri retourner sur ses pas.
- J
e surveillerais le téléphone ! S'exclama-t-elle.
Brusquement
, Wendy retourna chez elle de nouveau, avec un sourire ridicule et désespérant. Elle se laissa alors glisser contre la porte rabattue, et plongea sa tête entre ses mains, en soupirant.
Elle e
ut besoin de rester ainsi quelques minutes pour réfléchir, avant de pouvoir se relever.
Wendy se
tenait dans le couloir et elle se mit à trier les lettres qu'elle conservait dans la main. Il y en avait aucune qui lui était adressée alors elle les laissa sur une console.
Encore une fois, la jeune fille demeurait seule chez elle. Ses parents travaillaient encore à la boulangerie et déjeunaient sur place.
Wend
y se dirigea dans la cuisine, pour boire un verre d'eau et elle se laissa tomber dans un fauteuil, peu après dans le salon.
Wen
dy devenait molle et passive en ce jour d'hiver. Elle pensa subitement à la clé de sa mère, qu'elle avait abandonné avec le coffret, dans la chambre de ses parents.
Alors
elle se leva d'un bond et accourut jusqu'à la fameuse pièce, mais elle fut interrompue de nouveau, par le téléphone qui retentit.
W
endy revint sur ses pas et elle sourit de manière enfantine, croyant entendre la voix de Dimitri.

-
Allô ? Dit-elle.
- Wendy ? C'est encore moi.
La
jeune fille sursauta. Une fois de plus, elle reconnut la voix de sa mère et une once de colère la pénétra, déçue.
- Ah, dit Wendy. Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as encore oublié quelque chose ?
- N
on, je voulais savoir si tu avais mis en lieu sûr la clé ? Tu n'as rien fait avec ? Tu as juste fait ce que je t'avais dit ?
- Maman ! S'outra sa fille.
- B
on. Et tu es bien rentrée ? Tu n'as pas eu d'ennuie sur la route ? Tu ne rentres pas seule, n'est-ce pas chérie ? Tu t'es bien enfermée ? Ecoutes, je t'ai préparé un plat dans le frigo, comme ça, tu n'auras plus qu'à le réchauffer.
-
D'accord, merci, lui dit Wendy. Je vais devoir te laisser maman. A ce soir.
- Oui, je t'embrasse.
Wend
y raccrocha et leva les yeux au plat fond. « Ce n'est pas vrai ? Ils ne me lâcheront jamais ! ».







Photo : Wendy Darling (Peter Pan)

# Posté le jeudi 19 juin 2008 12:24

Modifié le lundi 19 janvier 2009 12:27

Extrait chapitre 4 : Un curieux médaillon (suite)

Extrait chapitre 4 : Un curieux médaillon (suite)


Aussitôt,
elle oublia vite cet appel et se souvint du coffret. De nouveau, elle se dirigea vers la chambre de ses parents et s'y introduisit.
Elle
retrouva la boîte d'ambre, avec la petite clé dentelée, insérée dans la serrure. Wendy la fit pivoter en un tour complet, vers la droite et elle entendit un petit clac.
El
le souleva lentement le couvercle, incrustés de pierres précieuses.
A l'intérieur, elle découvrit un bijoux rond en or avec des morceaux de diamants, qui ressortaient à certains endroits. Il s'agissait d'un médaillon.
Devant, fo
rmant un arc tout autour, on pouvait lire le message suivant « Gardien de la lumière, puisse-t-il éclairer les endroits sombres et protéger des ombres ». Du moins, c'était ce que Wendy déduisit. La langue n'était pas du français et pourtant, elle le comprit.
La
phrase originale était alors « Gardìm de la lustisré, somploor to eclircir les liu somtrabre hë proslouc des omtrab».
Au do
s, une rose avait été représentée, gravée sur le bijoux.

Wendy conn
aissait autant le message que le dessin, mais même en fouillant dans sa mémoire, elle ne trouva rien. Ce médaillon lui était familier, bien qu'elle ne sut en dire plus. Elle se demandait bien comment elle pouvait connaître cette langue, sansme pouvoir la nommer.
Une chaî
ne dorée était rattachée au bijou et Wendy fut tentée de le porter. Elle oublia vite ses questions et s'occupa uniquement de l'instant présent. La jeune fille ne pensa même pas à l'ouvrir.
Pourt
ant, elle était curieuse de connaître la nature de cet objet. Jamais elle n'aurait pu imaginer que ses parents possédaient un tel trésor !
Wendy rang
ea le coffre, là où elle l'avait trouvé plus tôt dans la matinée et prit soin de déposer la précieuse clé sur la commode, enveloppée d'un doux tissu.

Après qu
oi, Wendy se rendit dans sa chambre, avec le médaillon toujours enchaîné autour de son cou. Mais la pièce était horriblement sombre et rien ne pouvait être perçu. Les volets étaient restés fermés. Wendy avança pour les ouvrir, hélas, elle trébucha et tomba.
Enervée, elle cria un juron et
resta assise par terre. En se frottant les mains, pour la douleur.
Soudain, une lumi
ère aveuglante surgit subitement. C'était une clarté blanche et pure, comme s'il s'agissait d'un soleil de cristal. Wendy ôta le bijou qu'elle portait et s'aperçut que c'était lui qui causait toute cette énergie splendide et inquiétante. Tout un halo blanc et puissant entourait la jeune fille.
sormais, sa chambre était mieux éclairée, mais Wendy en était assez effrayée. Elle posa le médaillon sur son lit et alla ouvrir ses volets sans perdre une minute.
Le mé
daillon brillait sans cesse. La jeune fille approcha alors sa main et constata qu'il n'était pas chaud. Elle le caressa et l'illumination disparut aussitôt. Wendy fut surprise.

Un peu ébahie, elle souri
t et décida de le remettre autour de son cou, mais le cacha dans son décolleté. Elle n'avait plus peur, bien au contraire.
Au même mome
nt, Wendy découvrit une pile de livres renversés ; c'était ceux qu'elle avait fait tomber lorsqu'elle avait trébuché.
Elle les
ramassa assez vite et les ordonna dans sa bibliothèque. Le reste de sa chambre était plutôt propre et ressemblait à un coucher de soleil, bordé de rouge et de jaune. Sur sa commode, on y trouvait beaucoup de produits et objets propre aux jeunes filles de son âge, tandis que sur le bureau, on y voyait des dessins, des tonnes de papiers et des ouvrages très divers.
Quant à ses é
tagères, Wendy parut aimer les livres et toutes sortes de récits, historique ou imaginaire. Son lit, plaqué contre la fenêtre, prenait la forme d'un divan avec ses plaids orangés et ses oreillers de velours.
Wen
dy tira ses rideaux fins, dissimulant son jardin et s'allongea sur le lit, en examinant le médaillon. Puis, elle s'endormit sans même s'en apercevoir, le médaillon dans une main et un coussin serré sous son bras.













Montage surimpression : Keira Knightley et rayon lumineux blanc.

# Posté le jeudi 19 juin 2008 12:28

Modifié le lundi 19 janvier 2009 12:23

Chapitre 5 : La fuite

Chapitre 5 : La fuite
Peu après dans l'après-midi, non loin de chez Wendy . . .


A quelques pas d'ici, dans une maison blanche avec un petit jardin qui comportait de belles fleurs, un vieux banc et un puit, vivait Madame Cantanto Brendolyne. C'était une femme d'une quarantaine d'années, élancée, blonde aux yeux gris comme la tempête. Elle aimait porter des chemisiers, rentrés dans un tailleur, comme cela se faisait quelques décennies auparavant.
Madame Cantanto habitait seule avec son fils Lilieh, son neveu Dimitri et sa nièce Janella.
Elle leur avait toujours raconté que son mari l'avait quittée lorsqu'il a su qu'elle attendait un enfant. Quant à ses neveux, ils étaient orphelins et elle restait leur seule famille.
Cela faisait huit ans qu'ils avaient quittés Londres pour venir habiter ici, à Mafelie. Au départ, les enfants eurent du mal à apprendre une nouvelle langue, mais ils se débrouillèrent très bien par la suite.
Il y avait plusieurs mois de cela, son fils Lilieh avait fêté son neuvième anniversaire et pour cet heureux événement, sa mère lui avait offert une chienne, qu'il avait alors appelé Lita. C'était un labrador vraiment magnifique, très obéissant, intelligent et affectueux. Ce cadeau avait rendu Lilieh plus heureux que jamais. Il passait son temps en sa compagnie et tous les week-end, il partait se balader avec elle en forêt. Sa mère le laissait y aller à condition qu'il ne parte pas seul. Parfois, il réussissait à convaincre ses cousins de venir avec lui, ou bien, quand il croisait sa voisine Wendy qui s'échappait de chez elle, ils se promenaient ensemble. Ils s'entendaient très bien tous les deux, mais Wendy détestait les chiens, ils la terrorisaient.


Photo : Fond : Wisteria Lane
A gauche, Elsa (Indiana Jones et la dernière croisade)
En haut, Peter ( Le monde de narnia 1)
En bas, Alex (Le retour de la momie)
A droite, Peyton (Les frères Scott)

# Posté le samedi 21 juin 2008 11:20

Modifié le samedi 21 juin 2008 14:45

Extrait chapitre 5 : La fuite

Extrait chapitre 5 : La fuite
En ce même mercredi d'hiver, Lilieh se préparait pour une nouvelle promenade. Il se vêtit de son bonnet et son gros manteau par dessus un pull épais. Lilieh enfila ses bottes et attacha ensuite la laisse à Lita.
Au
moment, où il ouvrit la porte d'entrée, il distingua d'énorme nuages gris qui dominaient le ciel. Il s'apprêtait à pleuvoir et Lilieh afficha une mine agacée.
Il
savait que sa mère ne l'autoriserait jamais à sortir avec un temps pareil.
Sa
main agrippait la poignée de la porte, tandis que l'autre retenait la lanière du chien.
Tout à coup, Lita devint nerveuse. Elle sentit quelque chose, jusqu'à ce que l'orage explosa. Un éclair clignota une fraction de seconde et un vacarme se fit entendre. Une pluie fine et forte à la fois, s'abattit. Lita ne le supporta pas et tira sur l'attache, avant de s'enfuir au loin.
- N
on Lita ! Lita ! Hurla Lilieh. Reviens !
Le jeune garçon ne la discerna plus, elle avait disparut dans le paysage sombre de cet après-midi pluvieux. Lilieh avait vu sa direction, elle allait vers la pinède.
Aya
nt entendu les cris, Brendolyne rejoignit son fils.
- Qu
'est-ce qu'il se passe Lilieh ?
-
Maman ! Lita est partie ! Elle a eu peur de l'orage, je crois et elle s'est enfuie dans les bois !
Brendolyne referma la porte d'entrée, trouvant qu'il faisait trop froid et le rassura :
- Tu la connais, elle fera sûrement demi-tour, tu verras. Je suis certaine que très bientôt nous l'entendrons aboyer. Allez, enlève-moi tout ça et va t'amuser dans ta chambre, d'accord ?
S
a mère lui prit la tête entre ses mains, et son regard se partagea entre l'inquiétude et des éclats de joie.
Li
lieh obéit et retira ses bottes, ainsi que son manteau.


Photo : Fond, un labrador qui court ^^
Alex (le retour de la momie)

# Posté le samedi 21 juin 2008 11:46

Modifié le samedi 21 juin 2008 14:45