Il y a bien longtemps, deux s½urs bâtirent un refuge, nommé Mélivia. Ce fut alors une intermédiaire entre notre monde et une autre terre, appelée Fantelas.
Ce pays connut des heures sombres, sous lesquelles Orsénonp, l'elfe de la lumière verte fut victime de sa souffrance, après avoir perdu celle qu'il aimait.
Il devint Orsénonp, le terrible elfe noir.
Lorsqu'il eut vengé sa bien-aimée à lui seul, devant un équipage complet de pirates, il en réclama plus.
Depuis l'enfance, il n'avait jamais adopté le même comportement que ses confrères, car sa seule volonté reposait sur le pouvoir. Orsénonp désirait conquérir le monde, pour en être le maître et construire son monde idéal.
Pour cela, il se trouva des alliés, qu'il manipula habilement.
Cependant, les elfes de la lumière, les Hommes, et les peuples des créatures enchantées s'opposèrent à ses plans. Ainsi une guerre éclata pour l'indépendance et la liberté de leurs peuples respectifs.
Nombreuses furent les familles, qui choisirent de s'exiler dans notre monde, à travers Mélivia où seule la race des Hommes pouvait passer.
Mais Orsénonp envoya ses sbires, les claxonniens, afin d'éliminer ceux qui osèrent traverser.
Le terrible elfe noir remporta la victoire peu après, et pour ceux qui restèrent à Fantelas, ils se soumirent à Orsénonp, vivant plus mal que jamais sous sa dictature nouvelle.
Rapidement, Orsénonp se proclama empereur et sa tyrannie put s'agrandir. Voilà l'histoire qui parcourt les terres de Yesil.
*
Je n'avais pas vraiment réfléchie à la manière dont j'allais mourir, ni des conséquences, ou de la véritable philosophie qui se cachait derrière.
Je pensais que s'il fallait mourir, autant quitter ce monde avec un visage encore lisse, d'une douceur tel un sage matin de printemps. Restée à jamais figée dans ce corps, cette image enfantine qui délivrait la beauté d'une forme sans égal.
La vie est un long chemin, mais personne ne sait quand il aboutira.
La détermination, elle, vaincra, car il faut toujours croire même en l'espoir le plus improbable et les idées, elles, ne meurent jamais. Elles traversent les âges, voyageant sans fin, jusqu'à la recherche d'un nouveau meneur. Car ce dernier peut trépasser, or, les idées, elles, sont éternelles.
Le temps. Il passe à vive allure, sans qu'on s'en aperçoive. La vie et la mort.
On pense que ce sont les autres qui tombent, que notre tour ne viendra pas encore. Pas encore.
Nous avons la vie devant nous, ceci est un prétexte naïf quotidien, jusqu'à ce que l'imprévu nous emmène pour ne plus jamais réapparaître.
Nous marchons sur le sentier de la vie, mais personne ne sait si le parcours sera long ou court. C'est une découverte faîte à l'instant fatal.
Chaque jour devient plus beau et plus précieux, car nous sommes tous condamnés. Aujourd'hui ou demain la mort nous prendra et qu'importe la date. Partir un jour reste une certitude.
L'immortalité garde un goût d'ennuie, car l'âge doit faire évoluer l'humanité. La douleur ou l'amour sont des sentiments, doués d'une force admirable et non une faiblesse, envoyée pour nous punir.
Il faut arrêter de croire qu'on nous protège. Le destin. La religion. L'argent. Qu'est-ce qui apporte vraiment une sécurité infaillible ?
Nous ne devons compter que sur nous-même, mais il faut aussi savoir accepter la nature de la vie et ses mauvaises surprises.
L'heure sonnera. Un jour.
Rien n'est inscrit dans le marbre. Seules nos décisions et nos actions comptent. Tout quitter et partir, pour un dernier au revoir. C'est à se demander si nous sommes maîtres de notre destin. Il y a des aventures qui ont le don de tout transformer et nous pouvons alors comprendre, que notre sort peut parfois dépendre que de nous-mêmes. J'en étais persuadée et j'ai finis par le savoir.
Wendy.