Chapitre 1 : Un rêve étrange

Chapitre 1 : Un rêve étrange
Voici un extrait du premier chapitre, après le prologue, que j'ai intitulé :
"U
n Rêve Etrange".

Les va
cances de Noël touchait à leur fin dans le village de Mafelie, et l'hiver demeurait toujours. C'était une petite ville dans le sud-est de la France et pas un seul flocon de neige n'était tombé.
Les
voitures n'avaient pas été recouvertes de poudreuses, aucune maison n'avait été enveloppées d'un beau manteau blanc et les piscines ne se transformaient pas en patinoire, ce qui attristait les enfants. Quant à leurs parents, ils se réjouissaient sur ce point, puisque cela les dispensaient de les surveiller sur les terrains gelés, et de s'inquiéter pour leur santé. Mais les petits souhaitaient tant pouvoir jouer aux boules de neiges et qu'importe s'ils rentraient avec un bon rhume !
Néanmoins, il y avait du givre le matin, sur les vitres des véhicules et cela ne ravissait pas les villageois qui devenaient alors très grognons.
Cep
endant, les maisons avaient gardées leurs illuminations, tout comme le centre-ville. Les magasins laissaient encore les passants admirer leurs belles vitrines, si ravissantes les unes que les autres.
Le cl
air de lune surplombait toute la ville, et y projetait tout son éclat.
Mafelie comportait aussi quelques lots de maisons, notamment celui de Saint Adomi, qui bordait une pinède.
La
majorité des habitations étaient typiquement provençales, bien que les décorations extérieures de noël, les avaient changées en charmantes maisons des montagnes. Ce quartier était simplement splendide.
I
l y avait justement une jolie demeure, avec un jardin verdoyant, qui pouvait être aperçu librement, puisque la clôture était juste composée de barrières en fer forgé, plantées dans un petit muret. Il devait sûrement y avoir beaucoup de fleurs au printemps, mais en hiver, tout gelait. Des guirlandes clignotantes avaient été installées dans les arbres, et en particulier dans un bel olivier.


# Posté le dimanche 15 juin 2008 14:02

Modifié le lundi 19 janvier 2009 10:52

Chapitre 1 : Un rêve étrange

Chapitre 1 : Un rêve étrange


Un chemin da
llé, qui partait du portillon, conduisait à la porte d'entrée, ornée d'une couronne de noël bien garnie.
A l'intérieur de la résidence, vivait la famille Eberline, qui était considérée comme l'une des plus estimées du quartier. En effet, leur amabilité et leur fameux sourire savaient toujours être appréciés par le voisinage.
Monsieur Eberline, ou Patrice pour les intimes, coiffait toujours ses cheveux impeccablement sur le côté gauche, ou du moins, ce qu'il en restait. Il s'agissait d'un homme grand, au nez pointu.
Son
épouse, Sylvia, apportait également un soin particulier à sa longue chevelure dorée. Elle avait le visage rond, délicatement marqué par le temps et elle était plutôt rondelette.
Patri
ce et Sylvia dirigeait une boulangerie « Le moulin d'or », où ils y passaient bien du temps, car les affaires marchaient fort bien, tant mieux pour eux.
Ils
étaient parents d'une jeune fille de dix-sept ans, prénommée Wendy. Avec ses yeux marrons et sa longue chevelure couleurs d'automne, entourant un visage d'un blanc de neige, elle ne ressemblait absolument pas à ses parents. Pourtant, elle possédait cette même courtoisie, malgré sa force de caractère.
Un soir, où
la lune illuminait le voile étoilé de la nuit, Wendy remuait dans tous les sens, endormie à poings fermés, dans son lit douillet.
D
ans sa chambre pâle, les volets et les rideaux dissimulaient le jardin et la porte de la pièce restait entrouverte, immobile.
Per
due dans le royaume des songes, Wendy renversait la plupart de ses peluches, disposés sur le lit. Un sourire béat se tenait au creux de ses lèvres pâles. Elle faisait un beau rêve, sans doute.
La jeune
fille se trouvait dans une futaie des plus lumineuses. Elle était vêtue d'un pyjama rose avec un ruban dans les cheveux, laissant pendre une queue de cheval. Avec cette tenue enfantine, elle sautillait comme si elle avait dix ans de moins, sous le soleil rayonnant. Wendy parut incontestablement heureuse.
Elle emprunta un long se
ntier très droit, entouré de rangés d'arbres, qui dressaient leurs hautes silhouettes vers le ciel, laissant admirer des feuilles éblouissantes.
Tout à coup ! Elle s'
enfonça dans la terre, tel un sable mouvant, et elle ne vit plus rien.
Quelques sec
ondes plus tard, elle toucha le sol, se retrouvant étalée de tout son long. Elle se releva le c½ur battant et vit au loin un peu de lumière, car tout était si noir, il fut donc impossible de décrire un endroit aussi sombre que ténébreux !
La jeune fille avança lentement et découvrit enfin une porte. C'était un panneau qui se tenait seul, debout, auréolé par une étrange luisance. Sans aucune méfiance, Wendy s'en approcha, confiante, et ne réfléchit pas à deux fois, avant d'ouvrir cette fameuse porte. Elle la poussa facilement, bien qu'elle entendit un son grinçant et terrifiant à la fois. Son c½ur se mit à battre plus vite encore et elle passa derrière la porte.
De l'a
utre côté, tout parut surprenant, même s'il s'agissait d'un rêve et Wendy le soupçonnait. Pourtant, elle resta persuadée qu'elle se trouvait dans la réalité, par exemple, elle pouvait sentir la fraîcheur des arbres qui glacèrent son bout du nez. Une brume terrible la suivait à la trace.





Photo : Montage (by me), en fond : le phoenix du monde de narnia. Annette O'Toole, James Cromwell et Rachel Hurd-Wood (en Wendy Darling).

# Posté le lundi 16 juin 2008 05:03

Modifié le lundi 19 janvier 2009 10:54

Chapitre 1 : Un rêve étrange

Chapitre 1 : Un rêve étrange



Elle
pénétra dans un jardin merveilleux, parmi les fleurs somptueuses et les oiseaux bleus, chantant comme ils le font durant la saison des amours. Les arbres semblaient lui sourire gaiement et un délicieux parfum se dégageait de cette parfaite ambiance. Des pétales de roses multicolores descendaient mystérieusement du ciel bleuté. Tout était si beau, si vert et colorés, si doux et parfumés.
Peut-être était-ce le paradis ? Cette idée effleura un moment Wendy, mais aussi, elle s'évapora rapidement. La jeune fille était préoccupée par tout ce qu'il l'entourait. Elle souriait, riait et partait en tout sens pour sentir chaque fraîcheur. Elle attrapait entre ses mains les corolles détachés et regardait haut dans le ciel, avec cet air joyeux et ahuri, jusqu'à ce qu'elle referma ses paupières.
C
e fut alors que Wendy ne sentit plus les morceaux doucereux des fleurs, atterrir entre ses mains. Ce qui lui retombait aux bords des doigts lui parut bien liquide, Wendy le perçut bien. Son visage se mouillait, à en noyer son corps. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle remarqua que la pluie tombait violemment. Le soleil do l'abandonnait, faisant place aux nuages grisonnant, qui s'installèrent avec rapidité. Le ciel gronda et frappa de sa foudre, loin à l'horizon.
Wendy se retrouva inondée et gelée de la tête aux pieds. Claquant des dents, elle observa autour d'elle. Elle ne voyait plus aucun oiseau, ils avaient tous disparus. Plus étrange encore, chaque fleurs se fanaient et se réduisaient en cendre, peu après. L'eau qui s'écoulait du ciel, laissait échapper une forte odeur humide.
Sans
doute lunatique, les arbres adressaient à Wendy, des visages terrifiant désormais, comme s'ils s'apprêtaient à se jeter sur elle et à la dévorer. La porte qui l'avait si gentiment conduite ici, s'était mystérieusement évaporée.
T
outefois, plus aucun éclair ne revint déchirer ce tableau, déjà si triste en cet instant. Un vague frisson traversa Wendy. Celle-ci ne bougeait plus, elle restait , au milieu des grands végétaux, qui parurent s'élever à chaque seconde. Mais voi qu'enfin, Wendy décida qu'elle devait à tout prix s'échapper de cet endroit cauchemardesque. Elle n'avait pas la moindre ie de la manière dont elle allait s'y prendre, surtout que la porte énigmatique avait disparue. Mais tant pis, elle improviserait.
Wendy marcha entre les troncs gigantesques. Elle faisait preuve de courage, sous la pluie qui ne cessait de s'abattre, ainsi qu'à travers ce bois ténébreux. Wendy tremblait un peu et gardait ses poings fermés. De temps en temps, elle jetait des coups d'½il derrière elle, car elle ne se sentait pas très rassurée.




Photo : un bois sombre

# Posté le lundi 16 juin 2008 05:07

Modifié le lundi 19 janvier 2009 10:55

Chapitre 1 : Un rêve étrange

Chapitre 1 : Un rêve étrange



Soud
ain, malgré les bruissements de la pluie, Wendy entendit un hurlement. Elle s'arrêta et tourna sur elle-même, cherchant d'où provenait ce cri. Mais il n'y avait personne. Pourtant, elle était certaine d'avoir entendu quelqu'un.
Ce f
ut alors qu'un nouvel hurlement surgit, suivis par d'autres cris encore. Wendy entendait des gémissements, des plaintes, des voix torturées, épuisées et suppliantes. Chaque pleur se multipliait ; ce fut comme un appel à l'aide.
Wend
y avait l'impression qu'ils accouraient tous vers elle et elle avait le sentiment qu'ils étaient concentrés dans son esprit.
W
endy s'agenouilla et plaqua ses mains sur ses oreilles, espérant que ces voix infernales s'envolent.

- Où
est maman ? Demanda une fillette.
- Non
! Non ! Supplia une voix. Sauvez-nous par pitié. Ah !
- Vou
s êtes les seuls qui puissiez nous aider, lui confia quelqu'un.
- Nou
s avons foi en vous, annonça la voix d'un vieillard.
-
Oui, s'il vous plaît !

Ces
derniers mots se répétèrent en boucle et en force. Il n'y avait personne mais Wendy les entendait bien.

- Je vous en prie ! Allez-vous en ! Je ne peux rien pour vous ! Je ne comprends pas ! Partez ! Je vous en supplie ! Allez-vous en ! Laissez-moi !

Mais
ses mots ne faisaient aucun effet, jusqu'au moment où elle entendit en murmure :

-
Ils arrivent. Fuyez ! Vite ! Fuyez si vous ne voulez pas perdre la vie !
-
Qui arrive ? Interrogea Wendy.

E
lle n'eut nulle réponse, car les voix s'étaient aussitôt évanouie et Wendy eut enfin la sensation, qu'elle était définitivement seule, dans cet endroit sombre et angoissant. La pluie s'effondrait encore et les pas s'effacèrent progressivement.
L
a jeune fille prenait soin de surveiller elle mettait ses pieds, pour ne pas tomber, car les racines, aux pieds des arbres, parurent la guetter. D'ailleurs, Wendy imagina une rébellion de la forêt,des pommes de pins la bombarderaient et elle songea même qu'on l'espionnait.
Elle avançait encore et encore, sans savoir elle allait. Le bois n'en finissait plus, sous le ciel immense qui gardait son linceul gris. La mousse humide glaçait les pieds nus de Wendy, qui grelottait par le froid qui régnait en ce lieu. Avec un temps de chien pareil, elle ne risquait pas de sécher ! La pluie l'avait bien arrosée.
Alors qu'elle poursuivait son chemin, en traversant les rideaux d'arbres, elle eut la surprise, en se retournant, de faire la connaissance d'étranges créatures.




Photo : bois sombre

# Posté le lundi 16 juin 2008 05:11

Modifié le lundi 19 janvier 2009 10:57

Chapitre 1 : Un rêve étrange

Chapitre 1 : Un rêve étrange



Devant
Wendy, se tenait de grandes ombres, qui portaient de grandes capes, tels des suaires sinistres. Des capuches dissimulaient leurs têtes, exceptés deux flammes rougeoyantes, qu'ils avaient en guise de yeux. Ces créatures surprenantes glissaient sur le sol et des lances tranchantes se fixaient dans leurs mains squelettiques.
En les voyant, Wendy resta bouche bée un moment, puis ses yeux s'agrandirent, terrifiée.
- C'
est ce qu'on appelle un cauchemar, remarqua-t-elle avec une pointe d'ironie.
Souda
in, elle hurla de tout son être et elle courut le plus vite possible. Suivant son instinct, elle avait comprit que ces créatures n'étaient pas du genre amical. Ils se lancèrent à sa poursuite, en poussant leurs cris de vautours.
Tout
à coup, deux ailes de chauves-souris poussèrent à travers leurs capes angoissantes, dans leurs dos.
A
cet instant, les créatures flottèrent dans l'air, battant des ailes et gagnant de la vitesse. Ils brandissaient leurs armes et affichaient un air sanguinaire, avec leur regard enflammé.
Puis, ils projetèrent leurs lances, bien aiguisées, à l'unisson sur Wendy. Par chance, elle ne fut pas atteinte et chaque arme retourna à son expéditeur. Wendy ne s'artait pas, il fallait qu'elle court, qu'elle les sème au plus vite. Elle gardait encrés leurs yeux rougeoyant dans son esprit, et désormais, elle ne pensait qu'à leur échapper.
Soudain, Wendy trébucha à cause d'une grosse racine. Finalement, elle avait raison, cette maudite souche avait bien finie par l'avoir. Wendy sentit son c½ur battre à la chamade et ses yeux s'agrandirent de terreur.
L'une des créatures approcha, fixant Wendy de son regard flamboyant. La chose leva son arme et l'instant même où il s'apprêtait à transpercer la jeune fille, un phénomène plutôt étrange se produisit de nouveau.
Une
lumière aveuglante, sortie de nulle part, apparut et l'armée d'ombres éclata en fumée, pour ne laisser qu'un brouillard glacial et aveuglant. Wendy n'apprécia gre d'être de nouveau refroidie, mais elle fut soulagée de savoir que « ces démons », comme elle les appela par la suite, avaient disparus.
D
urant quelques secondes, elle ne bougeait plus et scruta les alentours. Elle avait la chair de poule. Elle décida de rester s'asseoir, pour réfléchir à la situation et elle se reposa sur le tronc d'un arbre.
La pluie devenait fine et irrégulière, mais laissait toujours le bois dans sanombre.
- Ce n'est pas possible, marmonna Wendy. Ca ne peut pas être une forêt ininterrompue !
L'adolescente observait l'horizon et finit par déduire que ce bois était véritablement interminable. Wendy savait qu'elle était perdue pour de bon, elle en était persuadée.
-
Ne cède pas au sespoir, lui dit une voix, car c'est la pire chose qu'il puisse t'arriver. Ecoute ton c½ur, petite fille. Aide-toi, le ciel t'aidera. Crois en toi . . .
Un léger vent balaya quelques feuilles, emportant le souffle de celle qui avait parlé.
- Q
uoi ? S'écria Wendy, en se levant d'un bond, surprise. Attendez ! Je n'ai pas bien compris ! Montrez-vous ! Aidez-moi s'il vous plaît !






Photo : Détraqueur (Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban)

# Posté le lundi 16 juin 2008 05:14

Modifié le lundi 19 janvier 2009 11:00

Chapitre 1 : Un rêve étrange

Chapitre 1 : Un rêve étrange


Mais aucune
réponse ne lui parvint et elle tomba à genoux. A ce moment, elle constata que dans la paume de sa main, elle avait été griffée. Elle ignora comment cependant.
Elle se releva et s'apeut que le ciel se dégageait. Lorsqu'il fut entièrement libérés des sombres nuages, Wendy admira avec joie l'astre lumineux et merveilleux, qu'est le soleil.
Cer
tes, elle vit bien plus clair et découvrit un sentier, éclairé par un splendide rayon blanc. Bien évidemment, elle ignorait parfaitement où il conduisait, mais elle le suivit, repartant pour une nouvelle balade dans cette forêt des plus insolites.
Progress
ivement, en baissant la tête, elle discerna des traces de sang, sur le chemin. Les arbres en étaient marqués, le liquide rougeâtre dégoulinait. Selon Wendy, il était frais. Peu à peu, il y en avait d'innombrables autour d'elle ; il s'agissait d'empreintes de pas.
Wend
y regretta d'avoir choisi ce chemin et devinait que ça ne présageait rien de bon.
So
udain, sa tête tournait, déjà affaiblie, Wendy s'étala au sol. Quand elle rouvrit les yeux, tout avait disparu ; le chemin, la mousse, les pas, les arbres, absolument tout.
Cett
e fois-ci, Wendy se trouvait en plein c½ur d'un champs, avec des fleurs sauvages et des herbes vertes et hautes partout. Les cheveux de la jeune fille voltigeaient au gdu vent, qui soufflait avec légèreté.
En s
e retournant, Wendy découvrit une nouvelle porte. Comme la précédente, c'était un panneau sans aucun mur autour, comme planté dans le sol. La porte se tenait debout et seule.
Wendy
sourit aussitôt. Elle était persuadée qu'elle serait ramenée chez elle, grâce à ce panneau mobile.
Sans
aucune hésitation, elle s'avança, saisit la poignée de la porte, la tourna mais rien ne se passa. La porte restait fermée.
Subitement, une clé apparut au milieu du panneau. Wendy l'étudia un court instant, avec curiosité. Tout lui semblait plus facile, elle tenta d'attraper la clé, mais n'y parvint pas. L'objet lui traversait la main, comme un fantôme. Toutefois, Wendy ne se découragea pas, elle recommença à maintes reprises, et échoua à chaque fois.
- A
llez ! S'encouragea-t-elle, mais en vain.





Photo : la clé de Davy Jones (Pirates des Caraïbes et le secret du coffre maudit)

# Posté le lundi 16 juin 2008 05:17

Modifié le lundi 19 janvier 2009 11:02